Vendredi 4 septembre 2009
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Et oui je sais ce que cela veut dire, pourtant je viens d’y être
confrontée. Cela dit très cordialement. Je peux comprendre la démarche et mis soumet.
Seulement,
quand j’entends ou vois écrit « propriété intellectuelle » mes poils se dressent et je deviens fou de rage.
Un artiste sous contrat avec une maison de disque sort un CD, c'est de la propriété intellectuelle. Un écrivain en contrat
avec une maison d’édition qui écrit un bouquin, c’est de la propriété intellectuelle.
Et moi sous contrat de travail avec une société industrielle qui dépose un brevet pour mon employeur, c’est aussi de la propriété intellectuelle. Sauf que là
moi je n’ai droit à rien sur les milliers de produits vendus. Que des licences d’exploitation du brevet peuvent être accordées à d’autres sociétés et que c’est mon employeur qui
touche le pactole, que mon brevet peut être revendu à une autre société. Et moi dans tout cela je n’ai aucun droit à faire valoir sur la propriété industrielle. Pourtant c’est
bien moi qui a pondu la chose intellectuellement parlant.
Bien sur c’est un raccourci que je viens de décrire, mais ce que je veux dire, c’est ce que j’ai imaginé dans ma tête c’est à si méprendre de la propriété
intellectuelle. Je suis bien employé par ma société pour laquelle je travaille, comme le chanteur sous contrat avec la maison de disque, ou l’écrivain avec son éditeur. Mais non,
moi j’ai droit à rien.
Voilà pourquoi ces mots « propriété intellectuelle » me
font bondir, car encore une fois le slogan de la république « liberté, égalité, fraternité » est un leurre. Je ne vois pas où est le traitement égalitaire dans ce que je
viens de décrire.
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Par Félix
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